au Petit Jésus de Prague
prononcée lors de sa visite de l‘Eglise Sainte Marie de la Victoire, le 26 décembre 2009
Seigneur Jésus, nous te voyons enfant et nous croyons que tu es le Fils de Dieu, fait homme par l’oeuvre du Saint Esprit dans le sein de la Vierge Marie. Comme à Bethléem, nous aussi avec Marie, Joseph, les Anges et les bergers nous t’adorons et te reconnaissons comme notre unique Sauveur. Tu t’es fait pauvre pour nous rendre riches par ta pauvreté : accorde-nous de ne jamais oublier les pauvres ni tous ceux qui souffrent. Protège nos familles, bénis tous les enfants du monde et fais qu’entre nous règne toujours l’amour que tu nous as porté et qui rend la vie plus heureuse. Donne à tous, o Jésus, de reconnaître la vérité de ta Naissance afin que tous sachent que tu es venu apporter à la famille humaine toute entière la lumière, la joie et la paix. Tu es Dieu, et tu vis et règnes avec Dieu le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, pour tous les siècles des siècles. Amen
O, Enfant Jésus, j´ai recours à Toi et je Te prie par l´intercession de ta Sainte Mère de m´assister dans cette nécessité, où je me trouve (la formuler) parce que je crois fermement que Ta Divinité peut me secourir. J´espère avec confiance obtenir ta sainte grâce. Je T´aime de tout mon coeur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de tous mes péchés, et je Te supplie, o bôn Jésus, de me donner la force d´en triompher. Je prends la résolution de ne plus T´offenser, et je m´offre à Toi disposé à tout souffrir plutôt que de Te déplaire: Désormais, je veux Te servir avec fidelité. Pour ton amour, ô Divin Enfant, j´aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant plein de puissance, ô Jésus, je T´en conjure de nouveau, assiste-moi dans cette nécessité (nommez-la). Fais-mois la grâce de Te posséder éternellement avec Marie et Joseph, et de T´adorer avec les Saints Anges. Amen.
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Paul Claudel
Il neige. Le grand monde est mort sans doute. C’est décembre. Mais qu’il fait bon, mon Dieu, dans la petite chambre ! La cheminée emplie de charbons rougeoyants Colore le plafond d’un reflet somnolent, Et l’on n’entend que l’eau qui bout à petit bruit. Là-haut sur l’étagère, au-dessus des deux lits, Sous son globe de verre, couronne en tête, L’une des mains tenant le monde, l’autre prête À couvrir ces petits qui se confient à elle, Tout aimable dans sa grande robe solennelle Et magnifique sous cet énorme chapeau jaune, L’Enfant Jésus de Prague règne et trône. Il est tout seul devant le foyer qui l’éclaire Comme l’hostie cachée au fond du sanctuaire, L’Enfant-Dieu jusqu’au jour garde ses petits frères. Inentendue comme le souffle qui s’exhale, L’existence éternelle emplit la chambre, égale À toutes ces pauvres choses innocentes et naïves ! Quand il est avec nous, nul mal ne nous arrive. On peut dormir, Jésus, notre frère, est ici. Il est à nous, et toutes ces bonnes choses aussi : La poupée merveilleuse, et le cheval de bois, Et le mouton sont là, dans ce coin tous les trois. Et nous dormons, mais toutes ces bonnes choses sont à nous ! Les rideaux sont tirés… Là-bas, on ne sait où, Dans la neige et la nuit sonne une espèce d’heure. L’enfant dans son lit chaud comprend avec bonheur Qu’il dort et que quelqu’un qui l’aime bien est là, S’agite un peu, murmure vaguement, sort le bras, Essaye de se réveiller et ne peut pas.